Pour garantir la qualité de notre réseau d'eau potable et le bon fonctionnement du système d'égouts, voici quelques règles essentielles à suivre.
Arrosage
L'arrosage des jardins, pelouses et plantations doit suivre des horaires précis pour limiter la consommation d’eau. L’utilisation de systèmes d'arrosage automatique est soumise à des règles strictes, incluant un dispositif anti-refoulement.
Horaires d'arrosage
Ces horaires sont en place pour gérer l'utilisation de l'eau et prévenir la surconsommation.
Arrosage manuel (à l’aide d’un tuyau avec dispositif à fermeture automatique)
Permis en tout temps pour les jardins, potagers, plantes en pots, arbres, et arbustes.
Arrosage avec systèmes d’asperseurs amovibles ou tuyaux poreux
- De 20 h à 23 h, les jours où la date est un chiffre pair pour les résidences à numéro pair
- De 20 h à 23 h, les jours où la date est un chiffre impair pour les résidences à numéro impair
Systèmes d’arrosage automatique
- Autorisés uniquement de 3 h à 6 h, dimanche, mardi, et jeudi.
Nouvelle pelouse et nouvel aménagement
- Arrosage autorisé tous les jours pendant 15 jours après l’ensemencement ou la plantation, dans les horaires définis pour l'arrosage manuel.
Interdiction d’arroser
En période de sécheresse ou lors de pannes majeures du réseau, la Municipalité peut interdire temporairement l’arrosage et le lavage extérieur.
Rinçage du réseau d'aqueduc et avis d'ébullition
Pour être informé des alertes concernant les avis de rinçage ou d’ébullition de l’eau, abonnez-vous aux notifications municipales en créant un compte sur l'Espace citoyen. Restez ainsi à jour avec toutes les informations importantes concernant l'eau potable.
Plan d'action afin de détecter et de diminuer le plomb dans l'eau potable
Mise en contexte
La Municipalité de Saint-Jean-de-Matha possède quatre réseaux de distribution d’eau potable. Le réseau du village est alimenté par deux puits d’eau souterraine, le premier sur la rue Philippe et le second sur la rue Durand. Ce réseau est desservi de manière gravitaire par un réservoir souterrain situé également sur la rue Durand. Les trois autres réseaux se situent dans le secteur de la Belle-Montagne, soit trois puits d’eau souterraine, sur les rues du Quai, Belle-Montagne et des Cascades.
Le gouvernement provincial, par son Règlement sur la qualité de l’eau potable, exige que chaque municipalité procède à la vérification de la présence de plomb et de cuivre dans l’eau fournie par son système de distribution. Depuis mars 2021, le ministère a abaissé la norme du plomb dans l’eau potable à 5 microgrammes par litre, dans le but d’en réduire davantage l’exposition et de respecter les recommandations de Santé Canada.
La Municipalité de Saint-Jean-de-Matha, étant soucieuse de la santé de sa population, désire accompagner ses citoyens afin de déceler la présence de plomb dans l’eau potable de leur immeuble. La principale source de plomb provient des matériaux de plomberie. Le plomb, à la base, n’est généralement pas présent dans l’eau potable. Sa présence est principalement due à sa dissolution dans les tuyaux, notamment les tuyaux de raccordement (entrée de service) entre l’immeuble et le réseau municipal, mais aussi dans la plomberie en cuivre soudée au plomb.
Un bon nombre de bâtiments ont été raccordés avec des matériaux fabriqués à partir de ce métal de 1940 à 1955 principalement, mais cette pratique s’est poursuivie jusque dans les années 1970. Le Code de construction a par la suite interdit l’installation de conduites en plomb.
À la demande du gouvernement provincial, la Municipalité de Saint-Jean-de-Matha a élaboré un plan de réduction du plomb dans l’eau. Vous en trouverez les détails dans le présent document.
Plan d’action
Dans le but de s’assurer que l’approvisionnement en eau potable soit de qualité conforme aux normes prévues au Règlement sur la qualité de l’eau potable, la Municipalité de Saint-Jean-de-Matha a prévu un plan en trois étapes :
Identifier les secteurs prioritaires
Dépister le plomb et en identifier la source
Effectuer les travaux correctifs
1. Identifier les secteurs prioritaires
Un minimum de cinq adresses doit être prélevé dans le réseau du village et deux adresses par réseau à la Belle-Montagne par année, incluant les services de garde et les établissements. Certains immeubles précis ont été ciblés, car ils sont plus susceptibles de contenir du plomb dans l’eau, en fonction de leur année de construction. Ils ont aussi été ciblés dans le but de couvrir l’ensemble du territoire.
Comme les enfants font partie de la clientèle pouvant être affectée par la présence de plomb, des échantillons doivent être effectués dans les établissements de santé et les services de garde. Dans cette optique, l’école Bernèche fait partie des immeubles ciblés. Cependant, le gouvernement prévoit qu’il n’est pas nécessaire de faire l’échantillonnage dans l’ensemble de ces établissements s’ils représentent plus de 10 % des échantillons prévus. L’échantillonnage ne doit pas non plus être fait plus d’une fois tous les cinq ans.
2. Dépister le plomb et en identifier la source
L’échantillonnage doit être effectué entre le 1er juillet et le 30 septembre, car l’eau est plus chaude durant cette période, ce qui favorise la dissolution du plomb.
La procédure pour le dépistage est la suivante :
Les bouteilles servant à l’échantillonnage sont fournies par le laboratoire accrédité qui effectuera les analyses. Avant et pendant l’échantillonnage, assurez-vous de prendre les précautions suivantes :
• Prenez l’échantillon au robinet d’eau froide le plus souvent utilisé dans la résidence (en général, celui de la cuisine). Ne prenez pas d’échantillon à un robinet extérieur;
• Laissez en place l’aérateur du robinet;
• Ne rincez jamais la bouteille d’échantillonnage fournie par le laboratoire accrédité afin d’éviter d’éliminer l’agent de conservation (quelques gouttes d’une solution acide);
• Identifiez les bouteilles en inscrivant les informations suivantes : date du prélèvement et adresse du site.
Procéder à l’échantillonnage
Faites couler l’eau du robinet à débit moyen et constant pendant au moins cinq minutes pour que l’eau soit bien froide.
Fermez le robinet et attendez 30 minutes sans faire couler l’eau ailleurs dans le bâtiment.
Prélevez, à débit modéré, un échantillon de 1 litre (4 tasses) pour l’analyse du plomb et du cuivre, sans faire déborder la bouteille et en laissant un espace d’air sous le bouchon.
Prélevez un échantillon pour la mesure sur place du pH et de la température. Assurez-vous d’utiliser des appareils de mesure bien calibrés.
Si vous le désirez, prélevez des échantillons pour les paramètres recommandés (dureté, alcalinité, chlorure, sulfate et inhibiteur de corrosion) et complémentaires (antimoine et cadmium).
Conservez les échantillons de façon appropriée et acheminez-les rapidement au laboratoire accrédité pour ce type d’analyse.
Identifier la source
L’échantillonnage séquentiel permet d’identifier la principale source de contamination par le plomb dans un bâtiment. La technique consiste à prélever de façon successive plusieurs échantillons d’eau, chacun correspondant à une section précise de la tuyauterie interne ou de l’entrée de service. Le premier litre du prélèvement va dans la bouteille no 1, le deuxième dans la bouteille no 2, etc. Ce système permet de déterminer la provenance du plomb. De plus, si l’on estime que la tuyauterie interne est particulièrement volumineuse ou que l’entrée de service est très longue, on peut ajuster à la hausse le nombre d’échantillons.
L’inspection visuelle
L’entrée de service raccorde la résidence à l’aqueduc municipal. Elle appartient en partie au propriétaire et en partie à la Municipalité.
Si la section publique, sous la rue, ne peut être vue que lors d’une excavation, la section privée est souvent visible au sous-sol de l’habitation. Toute personne, tout propriétaire ou tout plombier peut effectuer une inspection visuelle. Une entrée de service en plomb :
• Est de couleur grise;
• Est facile à bosseler ou à rayer avec un couteau;
• Ne résonne pas quand on la cogne avec un objet métallique;
• N’attire pas les aimants.
L’inspection peut aussi comporter un examen visuel de la tuyauterie interne du bâtiment. D’autres éléments, comme l’alliage des soudures, sont susceptibles de contenir du plomb.
3. Effectuer les travaux correctifs
Dans le cas où la source de plomb provient de l’entrée de service, la remplacer éliminera le problème. Le remplacement complet est fortement recommandé, autant pour la partie privée que publique. La partie privée est à la charge du propriétaire, alors que la partie publique est à la charge de la Municipalité.
Dans le cas où des éléments contenant du plomb sont détectés du côté privé, les mesures pour éliminer ou réduire l’exposition au plomb sont la responsabilité du propriétaire du bâtiment.
Mesures pour réduire l’exposition au plomb
• Laisser couler l’eau jusqu’à ce qu’elle devienne froide. Par la suite, laisser couler le robinet encore une ou deux minutes afin d’éliminer l’eau qui a stagné dans l’entrée de service (ex. : le matin au réveil ou en revenant le soir). D’autres moyens existent pour purger la tuyauterie, par exemple actionner la chasse d’eau de la toilette, prendre une douche ou utiliser le lave-vaisselle;
• Utiliser l’eau froide pour boire, cuisiner ou préparer des substituts de lait maternel;
• Nettoyer régulièrement l’aérateur (le petit filtre au bout du robinet) pour déloger les particules qui auraient pu s’y accumuler;
• Installer, au besoin, un dispositif de traitement certifié pour la réduction du plomb dans l’eau (conformément à la norme NSF/ANSI 53).
Pour des renseignements complémentaires, consultez le feuillet « Le plomb dans l’eau : quoi faire ? »